LE FCFA ET L´ESCLAVAGE MONÉTAIRE EN AFRIQUE FRANCOPHONE-par Nash Kpokou

LE FCFA ET L´ESCLAVAGE MONÉTAIRE EN AFRIQUE FRANCOPHONE-par Nash Kpokou

5 Janvier 2011
La France souhaite qu’aucun pays membre de l’UEMOA et de la CEMAC soit véritablement souverain et auto-suffisant, et ainsi capable d’échapper à leur contrôle. Et le point crucial pour empêcher que la Cote- d’ivoire soit contrôlée par la France est l’émission d’une monnaie nationale.

Aucun pays ne peut prétendre être souverain s’il n’émet pas sa propre monnaie, sans intérêt et sans dette.

Aujourd’hui, les pays membre de l’ UEMOA et de la CEMAC préfèrent emprunter à intérêt au trésor et aux banques privées françaises l’argent qu’ils peuvent créer eux-mêmes sans intérêt, ce qui est un acte de haute trahison, car celui qui contrôle l’émission de la monnaie d’une nation finit par contrôler toutes les politiques de cette nation. Comme le disait Meyer Amschel Rothschild, le fondateur de la plus grande dynastie bancaire en Europe: «Permettez-moi d’émettre la monnaie d’une nation, et je me fiche de qui fait ses lois.»

On aimerait faire croire aux Canadiens que ce serait une bonne chose pour le Canada d’abandonner le dollar canadien pour la monnaie américaine – tout comme les pays membres de la communauté européenne ont abandonné leurs monnaies nationales pour l’Euro – mais ce serait alors la fin de la souveraineté du Canada.

Il n’est donc aucunement question d’émettre de l’argent n’importe comment, sans limites, et ainsi créer une inflation galopante, comme les adversaires de toute réforme monétaire aiment à répéter pour effrayer les économies africaines. – La fraude de la BCEAO et de la BEAC Aujourd’hui la BCEAO et BEAC manipulés par le trésor français ont usurpé ce pouvoir souverain de créer l’argent (la BCEAO créant moins de 5% de tout l’argent de la nation), et cherchent à consolider son pouvoir.

En prêtant non pas du papier-monnaie mais de l’argent «scriptural» (chèques, ou chiffres n’existant même pas sur papier, mais seulement dans des cartes à puce et dans les ordinateurs, sous forme de signal électronique), Les banques chargent un intérêt sur cet argent qu’elles créent d’une seule goutte d’encre (ou d’une seule touche sur un clavier d’ordinateur), alors que la valeur de cet argent est basée sur la production du pays, qui n’appartient pas a la BCEAO et à la BEAC, mais à toute la population du pays dans son ensemble.

Tout citoyen Ivoirien devrait savoir qu’il est tout à fait ridicule, insensé, et criminel pour un pays d’emprunter à intérêt des banques privées de l’argent qu’il peut créer lui-même, sans intérêt. Encore une fois, on ne parle pas d’émettre de l’argent n’importe comment, mais selon la quantité de produits existants et notre PIB Alors, la Cote d’ivoire pourrait financer sans intérêt tous les besoins de la nation, et ils n’auraient plus d’intérêt à payer sur leurs dettes, puisqu’ils cesseraient de s’endetter. S’il survenait la moindre catastrophe naturelle nécessitant de l’aide financière pour la population et pour la reconstruction, le gouvernement souverain de la Cote d’Ivoire pourrait y suppléer en se servant de sa propre banque centrale pour créer de l’argent sans intérêt, alors qu’avec le présent traité de l’UEMOA et de la CEMAC, il est interdit à tout gouvernement de décider d’apporter la moindre aide.

Aujourd’hui l’objectif de la BCEAO et de la BEAC n’est pas du tout d’émettre l’argent selon les besoins de la population, mais de faire plus de profits, et d’amener gouvernements, entreprises et individus à s’endetter encore davantage. La France sait très bien que si la Cote d’ivoire reprend en main le contrôle de l’émission de sa monnaie, cela porterait un coup mortel à leur monopole de la création du crédit, la Cote d’ivoire donnerait l’exemple qu’un pays peut fonctionner sans emprunter des banques privées, et tous les autres pays emboîteraient le pas.

C’est pourquoi, en installant une seule banque centrale pour tous les pays membre de l’ UEMOA et de la CEMAC, la France ou bientôt les Amériques, rendent alors impossible toute libération financière pour quelque pays que ce soit. Non au franc CFA Pourquoi fermer des hôpitaux, réduire les services publics ou les privatiser, alors que les possibilités physiques de fournir ces services — matériaux et main-d’œuvre — existent?

Avec un système d’argent honnête, il serait possible de financer sans intérêt et sans dette tout ce qui est physiquement réalisable, pour répondre aux besoins de la population. Non au franc CFA et à un gouvernement élu par la France Oui à une monnaie honnête et nationale, émise sans dette.

Nash Kpokou,

Ph.D Économiste & International Business Consultant

Kansas City, Missouri- USA

Source: Nouvelle Afrique

Leave a Reply

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *