L’avocat du président Gbagbo a déposé un document sur la table des juges le 4 août pour attirer leur vigilance sur les pratiques peu orthodoxes de la Procureure BENSOUDA.

L’avocat du président #Gbagbo a déposé un document confidentiel sur la table des juges le 4 août dernier pour attirer leur vigilance sur les pratiques peu orthodoxes de la Procureure Fatou #BENSOUDA. En effet, sur recommandation du juge président Cuno Tarfusser, l’ex-ministre gambienne de la justice a produit un document le 31 juillet dernier dans lequel elle informe la Chambre qu’elle va déposer plus 230 vidéos comme nouvelles preuves contre le président Laurent GbagboAlors que le délai accordé a expiré depuis le 28 février 2017. C’est ce qui justifie la colère de Me Emmanuel Altit, qui n’arrive pas à comprendre que le bureau du procureur produise de nouvelles preuves contre son client plus de cinq mois après la date limite.

Gbagbo: 15 éléments vidéos ne font pas partie des preuves annoncées

Il a donc saisi la Chambre pour dénoncer cette manière de faire. « La présente demande est déposée à titre confidentiel en vertu de la Norme 23bis, puisqu’elle renvoie au contenu de documents confidentiels. Dans cette requête, le Procureur demandait que soient versées au dossier de l’affaire 231 vidéos par le biais des paragraphes 43 et 44 de la décision sur la conduite des débats, c’est-à-dire sans avoir à passer par le truchement d’un témoin. Parmi ces vidéos, 15 ne figurent pas sur sa liste de preuves »a fait savoir Me Emmanuel Altit. Selon lui, le visionnage des 231 vidéos prendra environ 150 heures. A ce travail de visionnage, précise l’avocat de Gbagbo. Il convient d’ajouter que le travail d’analyse des 231 vidéos, soit environ 150 autres heures.

Il faut donc compter au moins 300 heures de visionnage et d’analyse de ces vidéos. L’analyse approfondie des vidéos est d’autant plus indispensable que le Procureur indique dans sa requête que ces vidéos donneraient à voir la RTI comme un média de propagande véhiculant la haine. « Cet argumentaire qui ne repose sur aucun des témoignages exige d’être testé de la manière la plus serrée possible » a répondu l’avocat français.

La tâche s’annonce très difficile pour la Défense

Ce travail de visionnage et d’analyse peut d’autant moins être effectué en un court laps de temps que, la Défense doit faire face à une charge de travail considérable. Me Altit propose donc à la Chambre la date du 15 septembre 2017 pour répondre à la demande du Procureur. Laquelle demande consiste à verser dans l’affaire Gbagbo et Blé Goudé, 987 éléments de preuves (soit plus de 5000 pages). « En outre, il faut à la Défense de vérifier la chaine de possession de chacune des 987 pièces. Enfin, pour se prononcer sur l’authenticité et la pertinence de ces 987 éléments de preuves, la Défense doit pouvoir en analyser la teneur en profondeur notamment en les mettant en regard de centaines d’autres documents déjà versés au dossier de l’affaire » a martelé l’avocat de Gbagbo.

La Défense de Laurent Gbagbo s’associe donc à la demande de la Défense de Charles Blé Goudé visant à obtenir une prorogation de délai pour répondre à la «Prosecution’s application for the introduction of video evidence under paragraphs 43-44 of the directions on the conduct of the proceedings and notice that it will not call Witness P-0541 to testify». Pour rappel, la défense de Charles Blé Goudé envisage d’analyser les nouvelles preuves de Bensouda, au plus tard le 5 février 2018.

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